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L'Art de Vivre

 Pourquoi Vivre Naturellement?

  Pour apprendre à vivre
selon les Lois de la Nature

 «L’Art de Vivre est le plus grand Art qui soit.»

  «L’Espoir fait vivre.»

 

«Tant qu’il y a de la Vie
il y a de l’Espoir

 
«Au-dessus de la Terre se tient, devant nous, comme une étoile d’Espérance  

 

La Maison de L’Art de Vivre est une Réalité porteuse d’Espoir et à laquelle, que vous habitiez loin ou non, que vous ayez l’occasion d’y venir souvent ou non, vous pouvez, si vous le ressentez, participer.

C’est, en effet, dans la conception, un Lieu de Vie et d’Accueil (notamment accueil de stagiaires) aspirant à progressivement incarner une manière de vivre, donc un mode de vie, qui soit, le plus possible, conforme aux Lois de la Vie, un Lieu qui, tout en gardant sa spécificité propre, demeure largement ouvert sur l’extérieur.

Donc un Lieu pour essayer de vivre et d'aider à vivre un haut Idéal de Vie. Cet Idéal consiste en la réalisation de la véritable "Humanitude", celle d'une Humanité qui respecte l'Ordre de l'Univers.

La Maison de L’Art de Vivre se veut donc être un Laboratoire de Vie pour l’expérimentation du Nouveau dans la vie humaine.
 
La Thématique générale des activités à la Maison de L'Art de Vivre est: 

«Comment vivre une vie nouvelle?»

Un thème porteur d’Espoir, car ce qui, pour quelques-uns, devient progressivement possible en un endroit devient aussi possible pour d'autres, ailleurs

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du Créateur aux créatures.
»

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L'authentique Art de Vivre

Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /2006 08:49

Caractéristiques d’un Lieu de Vie idéal


En Quête de la Nature...

 

«La Nature est le plus beau Cadeau que
le Créateur ait jamais fait à Ses créatures!»


 

De l’Idéal au Réel et du Réel à l’Idéal

à la page «Qu’est-ce qu’un Lieu de Vie idéal?» nous avons vu qu’il y a loin de l’Idéal au Réel ou, plutôt, du Réel à l’Idéal, mais que l’Idéal c’est pourtant bien que le Réel devienne Idéal. 

Nous voudrions maintenant davantage entrer dans le concret en essayant de définir quelques caractéristiques d’un Lieu de Vie idéal.

Commençons par la réalité la plus extérieure et concrète, c’est-à-dire la plus gros-matérielle

Le cadre de vie

se trouve le Lieu de Vie idéal?

Le Lieu de Vie idéal est bien intégré dans la Nature. Certes, dans l’absolu, la ville à sa raison d’être… Par exemple, la Bible, dans l’Apocalypse, nous parle de la Jérusalem céleste, c’est la Ville aux rues d’Or… où plus aucune décomposition n’est à craindre… C’est le Lieu de la Permanence par opposition à l’impermanence de la matière. C’est donc là une Notion spirituelle.

Actuellement, sur la Terre, la décadence est bien plus accentuée dans les villes que dans les campagnes … à ce sujet l’on peut citer le proverbe: «Les hommes sont comme les pommes; quand on les entasse, ils pourrissent»… Et comme le faisait remarquer Lanza del Vasto, que fait-on, aujourd’hui, dans les villes? Uniquement du bruit et de la fumée…, c’est-à-dire rien qui ait une grande valeur…

Même si elles sont d’importants centres administratifs les villes ne produisent rien de vital, ce n’est pas là que se trouvent les fruits, les légumes, les céréales qui nourrissent les êtres humains ni les animaux domestiques qui les aident à vivre… En fait, les villes pourraient disparaître que les paysans n’en seraient pas affectés…

Au fait, qu’est-ce qu’un paysan? C’est celui qui habite un pays et qui s’en occupe… Ce n’est pas un grand pays correspondant à une nation mais un petit pays correspondant à un terroir… Le paysan n’a rien à voir avec cette nouvelle race mutante de techniciens agricoles perchés sur d’imposants tracteurs avec masque de protection contre les pesticides intégré et stéréo à bord et ne descendant que rarement de leurs monstres, de sorte qu’ils en ont perdu le contact avec la terre, non lui, le vrai paysan est bien enraciné dans son terroir.

Le Lieu de Vie idéal est donc, aujourd’hui, à la campagne. C’est un habitat traditionnel bien intégré dans son environnement, construit avec des matériaux trouvés sur place ou à proximité, c’est un éco-logis hautement éco-logique

Un cadre de vie naturel

La Nature se caractérise par le fait qu’elle produit auto-activement des liaisons pouvant être qualifiées de «naturelles», tandis que l’être humains, avec son intellect, est capable de produire des liaisons artificielles pouvant être qualifiées de «non-naturelles».

Or tout ce qui est non-naturel peut aussi être qualifié d’anti-naturel, parce que ce qui est non-naturel ne trouve pas à s’intégrer naturellement dans les cycles naturels. C’est cela la pollution… Ce sont des éléments étrangers à la Nature, et dont elle ne veut pas!

Non au plastic!

C’est, en particulier, le cas de toutes les matières chimiques de synthèse, réalisées à partir de dérivés du pétrole, dites «plastiques». Le plastic est un matériau synthétique non naturel et même anti-naturel. La Nature n’en veut pas; elle ne sait qu’en faire, elle ne reconnaît pas les liaisons existant dans de tels matériaux artificiels non recyclables. Elle ne peut pas l’assimiler; c’est un matériau mort se trouvant hors de la Logique du Vivant.

Il découle de là que du plastic – matériau mort artificiellement fabriqué par l’être humain – n’a rien à faire dans un Lieu de Vie idéal intégrant la dimension éco-logique.

C’est, certes, aujourd’hui difficile de totalement s’en passer, parce que la technologie moderne l’utilise beaucoup pour la technologie moderne, comme les installations électriques, de même que les objets technologiques modernes comme les voitures, les ordinateurs, les téléphones, etc.

Certains objets utilisant aussi largement le plastic, comme les réfrigérateurs, congélateurs, lave-vaisselle, etc., ne sont pas vraiment indispensables, et l’on peut facilement s’en passer.

Il est plus difficile, par contre, de se passer d’ordinateurs, car ceux-ci rendent de grands services. En particulier, grâce à Internet, ils permettent de communiquer facilement d’un bout à l’autre de la planète, ce qui permet à des communautés d’esprits de se retrouver facilement dans la matière…

Alors faudrait-il y renoncer si l’on veut être écologique? Dans l’absolu, non, car le plastic n’est pas indispensable à la technologie; il est seulement plus commode. Ainsi les premières voitures intégraient aussi des matériaux naturels comme le bois, de même les premiers téléviseurs et les premiers postes de radio…

Et pour isoler les fils électriques? Il n’est pas indispensable non plus, car l’on peut aussi réaliser des matériaux présentant des caractéristiques similaires (isolation électrique, imperméabilité, souplesse) à partir de fibres purement végétales naturelles (maïs, etc.) Toutefois, pour des raisons de commodité (toujours la paresse) et de rentabilité (toujours la convoitise!) pratiquement aucun constructeur n’utilise encore aujourd’hui ces matériaux entièrement naturels pour la technologie, mais cela peut encore venir…

Même si un Lieu de Vie idéal est écologique cela ne veut pour autant pas dire qu’il fasse partie de la Nature, car même si un logis est un éco-logis dont la construction n’a utilisé que des matériaux naturels, une telle construction humaine - de même que les routes, les ponts, tous les édifices, les villes, - ne fait, en tant que formée par les êtres humains, bien sûr, plus partie de la Nature.

Caractéristiques du Naturel

De façon générale, tout ce qui est modifié par les êtres humains ne fait plus partie de la Nature!

Mais faire partie de la Nature ne veut pas dire pour autant ne plus être naturel, car Nature et Naturel sont, à cet égard, deux choses distinctes!

Même s'il ne fait plus partie de la Nature un Lieu de Vie peut quand même être naturel, car être naturel signifie ici être conforme à sa propre nature et respecter l'Ordre Naturel, dont la Nature fait précisément partie!

Par contre, même s'il s'agit de végétaux, s'ils sont, en leur genre, artificiellement modifiés par les êtres humains, ils cessent alors de faire partie de la Nature!

Et c’est bien pourquoi, par exemple, les sinistres OGM – les organismes génétiquement modifiés – ne font surtout pas partie de la Nature!!!

En fait, seul peut être appelé «Nature» ce qui se tient dans la plus étroite relation  avec les forces de la Nature. Le caractère resserré de cette liaison est, en fait, même, la garantie du caractère «naturel» d’un organisme ou d’un produit. L’existence de cette liaison se montre par le fait que la réalité considérée va inter-agir avec son milieu, avec les autres éléments, de sorte à produire de nouvelles liaisons elles aussi parfaitement naturelles.

Ceux qui, en quête d’un véritable Lieu de Vie idéal recherchent en tout la vie – et donc le vivant - doivent savoir que, pour tout le Vivant, tout ce qui est fondamental, tout ce qui propulse en avant, édifie, maintient en vie et entretient en bonne Santé, est uniquement Radiation. C’est cette Radiation naturelle d’origine plus élevée qui est la caractéristique du vivant biologique. Tout le reste - tel le plastic - est mort, c’est-à-dire inerte en soi. Sans la Nature la matière serait inanimée, sans vie, morte.

La Nature, c'est donc tout ce qui, se trouvant, dans la matière, embrasé par des forces plus élevées que la matière, a pu, à partir des particules élémentaires, se former et s'associer et n’a donc pas été, en ce qui concerne dans son Genre fondamental, modifié par les êtres humains.

Ne pas modifier, donc respecter le Genre fondamental que donne la Nature à la matière vivifiée par elle, c'est la condition pour qu’un matériau naturel demeure naturel!

Si cela n’est pas le cas l’on s’éloigne de la Nature et du Naturel et l’on introduit dans la Nature des éléments qui lui sont étrangers. C’est une hérésie, c’est une faute.

Dans un Lieu de Vie idéal seront donc tout naturellement proscrits tous les éléments chimiques de synthèse et, en particulier, toutes les matières plastiques qui ne respirent pas et étouffent tout ce qu’elles enveloppent…

C’est en vertu du même principe que seront aussi proscrits les engrais chimiques, les pesticides, les produits de traitements chimiques, etc.
C'est ainsi et ainsi seulement qu'un Lieu de Vie , même si ne faisant pas partie, en tant que telle de la Nature, demeurera, quand même, naturel.

Être naturel, être simple, vivre naturellement, vivre simplement, en liaison avec la Nature et le Cosmos tout entier, là est le Secret d'une vie harmonieuse, apportant Bonheur et Prospérité.
Par Maison de L'Art de Vivre - Publié dans : L'authentique Art de Vivre
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /2006 12:06

Éloge de la Simplicité naturelle

 

Simplicité est synonyme de Clarté et aussi de Naturel.
Simplicité, Clarté, Naturel: Un seul Concept en trois Aspects.
Seuls un Penser  et un Ressentir  simples et naturels
peuvent nous offrir la Clarté!

 

 

"Il faut qu'Il croisse et que je diminue..."

- Jean III, 30 -

La décroissance - laquelle n'est pas, en général, pas conçue comme un concept spirituel mais intellectuel - dont, à juste titre, l’on parle beaucoup en cette époque d’épuisement des ressources et de surpopulation galopante, peut se traduire, dans la vie personnelle, par le choix de la Simplicité naturelle, historiquement dite aussi «Simplicité volontaire».

À ce moment-là, dans la Parole: «Il faut qu'Il croisse et que je diminue...» 
le "Il" peut aussi se référer au "Soi" - le Noyau - en l'être humain, tandis que le "je" évoque ici son
ego, simple reflet du "Il", lequel est, en fait, le véritable "Je". 

L’expression «Simplicité volontaire» est, toutefois, un tantinet redondante, car, en vérité, il ne peut être de Simplicité que volontaire; sinon elle ne serait pas authentique; sinon elle ne serait pas la Simplicité. C’est une démarche tout d’abord personnelle, mais qui entraîne, tout naturellement, ensuite, des actions communes.

L’expression «Simplicité naturelle» est, en fait, elle-même aussi légèrement redondante, car, en réalité, il ne saurait y avoir de Simplicité en dehors du Naturel, mais elle a le mérite de mieux faire comprendre au grand public de quel genre de Simplicité (laquelle n’a rien à voir avec le «simplisme»!) il s’agit précisément ici.

La décroissance ou la mort

«Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste

- Kenneth Boulding -

 

Devant les problèmes grandissants qui affectent la planète Terre, la «décroissance», bien que nombre de politiciens sont loin de l’avoir compris, n’est pas une option parmi d’autres, elle est indispensable, car ainsi qu’a averti René Dumont, c’est «L’Utopie ou la mort»! à l’évidence, nous ne pouvons imposer à une planète fermée sur elle-même et limitée, donc, elle, non croissante, la Terre, une croissance illimitée. Une planète comme la Terre, à l’échelle d’une vie humaine, cela ne grandit pas! Or, une telle « croissance » économique repose sur une utilisation toujours plus grande des ressources – donc du capital - de la planète et elle engendre des déchets toujours plus abondants ; or déjà nous dépassons la capacité de production de la Terre ; nous consommons l’Arbre de la Terre au lieu de nous contenter de ses fruits. Et lorsqu’il n’y aura plus d’Arbre, il n’y aura plus, non plus, de fruits à manger…

Pourtant, la Leçon de l'Arbre est magnifique: 

«Plus vous voulez vous élever, plus il faut avoir les pieds sur terre. Chaque arbre vous le dit.» (Michel Tournier «La fugue du petit Poucet»).

Au rythme actuel, par habitant, si tous les Terriens vivaient comme eux, les Américains consommeraient sept planètes, les Français trois, et pourtant … nous n’en avons qu’une ! Et ceux qui veulent savoir combien ils en consomment peuvent aller mesurer leur empreinte écologique 

La planète, tout comme notre corps, est confrontée à de multiples substances chimiques de synthèse initialement inexistantes agissant comme autant de poisons, dues à l’« invention » humaine, mais pour lesquelles Dame Nature ne dispose pas de ressources suffisantes pour parvenir à les métaboliser. Résultat : l’équilibre de la planète tel que nous le connaissons et tel que nous en avons besoin pour notre survie se trouve, à très court terme, menacé.

Combien de temps encore avant que les désastres ne surviennent?: Cent ans,  cinquante ans, vingt ans, dix ans, cinq ans ? Peut-être moins… La plupart des gens voient l’arrivée des catastrophes dans un nébuleux lointain, alors que, déjà, directement ou indirectement, de nombreux êtres humains sont touchés dans leur vie. Et puis, que sont ces quelques années, de plus ou de moins, dans l’histoire de la Terre, qui a commencé à exister il y a des milliards d’années, ou dans l’histoire de l’humanité, qui se compte en millions d’années ? Ramenée à l’échelle d’une vie humaine terrestre, l’histoire du monde connu jusqu’ici en est probablement à ses toutes dernières secondes.

Et que fait-on devant cette perspective? Ceux qui, à cause de leur argent, peuvent se le permettre consomment de plus en plus (exemple : Américains), ceux qui ne le peuvent pas (exemples: Chinois, Indiens, Africains) aspirent à y parvenir au plus tôt. Et les gouvernements, en cela unanimes, poussent la machine à plein régime, avec le dogme économique – pire qu’un dogme religieux! - selon lequel«il faut bien maintenir une croissance continue pour parvenir à créer des emplois et supporter une constante augmentation de la consommation ainsi que payer les retraites!». 

La décroissance choisie ou imposée

En fait, nous nous trouvons à la croisée des chemins. Pour celles et ceux qui ont conservé une certaine lucidité, il est clair qu’une humanité en constant accroissementlimites dans notre utilisation des ressources non infinies de la planète. La croyance dans les pouvoirs de la science et de la technologie à indéfiniment reculer les limites de la consommation n’est qu’un dangereux narcotique. Bientôt les yeux obstinément maintenus fermés s’ouvriront de force. Les limites de la planète sont à nos portes et leurs conséquences bientôt inévitables ; la seule incertitude qui demeure se trouve dans l’ordre de leur apparition. atteindra bientôt d’infranchissables

Qu’est-ce qui va craquer en premier? Les catastrophes climatiques? La progressive déplétion du pétrole? La révolution des pauvres en révolte contre les riches? Une pandémie mondiale? D’autres catastrophes encore imprévues ? Difficile à dire…

Verrons-nous, si nous avons nous-mêmes déjà passé l’âge de procréer, nos enfants se mettre à engendrer des monstres à cause de toutes ces substances mutagènes (métaux lourds) qu’ils absorbent quotidiennement dans l’air qu’ils respirent (chemtrails), l’eau qu’ils boivent et la nourriture qu’ils avalent ?

À moins qu’ils ne se retrouvent tout simplement stériles, auquel cas le problème contiendrait déjà en lui sa solution… La baisse de production des spermatozoïdes, due à différents facteurs, plus ou moins connus, comme l’usage des pesticides dans les champs et les vignes, est, en effet, déjà bien amorcée dans tout le monde industrialisé... La fécondité des femmes, vivant maintenant comme les hommes, du fait de la perte de l’authentique féminité, baisse aussi dans les sociétés « modernes » et les naissances, médicalement assistées à coup d’épisiotomies et de césariennes, deviennent toujours plus difficiles…

Les bouleversements climatiques vont-ils transformer nos pays en déserts en banquises, ou bien en marécages?

Et cela n’arrête pas de chauffer…:

La Nature envahie par des organismes génétiquement modifiés va-t-elle saborder les cultures millénaires qui assurent l’essentiel de notre approvisionnement en nourriture et faire disparaître jusqu’au concept même d’Agriculture Biologique? Les peuples du tiers monde, par comparaison avec le Nord, de mieux en mieux informés de leur croissant appauvrissement, vont-ils décider, comme dans le roman «Le camp des saints», de se faire eux-mêmes justice et d’envahir l’Occident?

Certes, si rien n’est fait, et rapidement, va arriver le moment où il sera devenu indispensable d’agir. Devant les grandes catastrophes, les gouvernements n’auront pas le choix et ne pourront plus continuer à tergiverser. Mais il sera déjà trop tard. Vers quel type de société nous achemineront-ils alors? Des sociétés autoritaires, voire même dictatoriales, où l’on imposera, pour des raisons sécuritaires et de pénurie, des mesures draconiennes à la majorité {trop} silencieuse… Toutefois, décidées « d’en haut », l’on peut être assuré que ces mesures ne concerneront pas les puissants. La société déjà fortement inégalitaire (ce qui, en soi, ne serait pas un problème si l’inégalité des situations reflétait l’inégalité des valeurs, mais ce n’est, certes, pas le cas !) risque de devenir encore plus déséquilibrée, avec des privilèges encore plus grands pour une minorité toujours plus minoritaire mais toujours plus puissante dominant, de la puissance de son intellect toujours plus hypertrophié, une majorité toujours plus majoritaire mais toujours plus asservie. Allons-nous vers un «nouvel ordre des barbares» mis en place par de sombres illuminatis? Mais, chers lecteurs, encore plus préoccupant que le bruit des bottes... y aurait-il le silence de vos (?) pantoufles...

Émergence de nouveaux citoyens conscients

Heureusement, au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest, des êtres véritablement humains commencent à se rendre compte que, globalement, nous faisons fausse route, que la fausse «mondialisation», présentée comme désirable et même inéluctable, mène directement à la catastrophe. Ils ont aussi compris qu’il n’y a plus rien à attendre des gouvernements compromis et asservis au pouvoir de l’argent et des éminences grises ou même carrément noires, les «maîtres du monde» et autres «rois de la Terre». Les soi-disant «démocraties» occidentales – que d’aucuns appellent des «démocrassies» - n’ont plus rien de «démocratique». Quand les citoyens ont-ils été consultés lorsqu’il s’est agi, sous le fallacieux prétexte de la soi-disant existence d’«armes de destruction massive», toujours pas trouvées après des années d’occupation du pays, d’envoyer des soldats bombarder l’Irak?

Avant de laisser les aliments issus d’organismes génétiquement modifiés envahir les rayons des supermarchés et les assiettes des consommateurs? Avant de changer les règles de la retraite? Avant de brader la sécurité sociale? En fait, avant de prendre toutes ces décisions qui touchent directement la vie quotidienne des citoyens?

Ceux qui décident à la place des citoyens de base sont achetés par la classe des capitalistes internationaux, agents des multinationales. Et la population accepte la situation parce qu’elle s’est laissée subvertir par la puissante machine idéologique du capitalisme libéral triomphant, avec ses médias, ses « stars » en tous genres, qui l’entraînent dans leur sillage, les amusements qu’elle dispense («Panem et circenses»), les crédits (qui ne lui coûtent pas cher!) qu’elle rend accessibles, la consommation qu’elle permet. «Panem et circenses», encore «Du pain et des jeux», rien de nouveau sous le Soleil, c’est ainsi que le peuple se laisse acheter.

Le plus grand danger qui menace actuellement les êtres humains «ordinaires» est l’inertie, une inertie proche de l’hébétude. Les citoyens tendent eux-mêmes leurs mains pour se faire pucer et enchaîner. La mondialisation est présentée comme une inévitable destination, l’on nous affirme qu’après l’échec du communisme – lequel a manifesté, à la face du monde, son caractère pernicieux -, l’économie de marché demeure l’unique voie possible. Mais le libre-échangistelibre-échang{ism}e ne profite qu’aux riches, à qui il permet de s’enrichir encore plus. 

Il y a pourtant d’autres voies d’action qui permettraient de progresser vers une société véritablement «vertueuse», une société vraiment écologique, en laquelle les êtres humains vivraient enfin en Harmonie entre eux et avec la Nature. En somme, il s’agit d’abolir la soumission à l’intellect dominateur pour parvenir à une société qui favoriserait le véritable bien-être de tous ses membres. Mais est-ce encore possible? Probablement non, l’on est allé beaucoup trop loin dans la voie de la soumission à l’intellect.

Que faut-il faire?

Une société désirable est, sans doute, une société où tous peuvent convenablement vivre, dans de petites communautés pratiquant l’entraide, en sachant que leurs enfants, eux aussi, pourront, plus tard, à leur tour,  harmonieusement y vivre.

Que chacun doit-il faire, au moins pour lui-même  se protéger, ainsi que les siens?

1) Se libérer du faux système babylonien: à chacun d’individuellement prendre les moyens de lui-même se sortir de ses chaînes d’esclave de l’hyperconsommation, de l’«obligation» - génératrice de stress - de gagner beaucoup d’argent et de la fatigue génératrice de «stumpferie» qui en résulte. La Simplicité {naturelle} est une voie qui permet de retrouver le «temps de vivre» et donc aussi d’agir.

2) S’unir, parce que l’union fait la Force et que seule l’Union permet de créer une œuvre parfaite, autrement inaccessible au seul individu. Cela permet donc de faire beaucoup plus avec bien moins: en développant des communautés fraternelles locales, l’on se donne la possibilité de réaliser des œuvres qui permettent de vivre mieux à moindre coût et répondent davantage à l’intégralité des besoins de la communauté et de l’individu.

3) Mettre en œuvre des projets basés sur une «Logique de Vie», où le Vivant est placé au centre de tout, au lieu que ce soit soit une «logique de mort», exclusivement intellectuelle.

La Simplicité {naturelle}

D’un point de vue historique, l’on peut dire que la Simplicité naturelle s’est, tout d’abord, appelée «Simplicité volontaire». Cette expression de «Simplicité volontaire» a été popularisée aux états-Unis par Duane Elgin dans son livre «Volontary Simplicity», publié en 1981; Elgin attribuait la paternité du concept à Richard Gregg, un adepte de Gandhi, qui, en 1936, avait déjà écrit un article portant aussi ce titre.

La Simplicité, volontairement assumée (sinon ce n’est plus de la Simplicité mais un état subi!), c’est déjà très bon pour la Santé. Dans les pays industrialisés, nombre de problèmes de santé viennent de la surconsommation. Il est bien connu que «l’être humain creuse sa tombe avec ses dents». La quête de la Santé doit donc nécessairement conduire les candidats à la Santé Parfaite à un style de vie beaucoup plus sobre.

À ce sujet Serge Mongeau, moderne apôtre de la Simplicité volontaire, dans son livre "La Simplicité volontaire", écrit justement

"La simplicité n’est pas la pauvreté  c’est un dépouillement qui laisse plus de place à l’esprit, à la conscience  c’est un état d’esprit qui convie à apprécier, à savourer, à rechercher la qualité; c’est une renonciation aux artefacts qui alourdissent, gênent et empêchent d’aller au bout de ses possibilités."

Dans une réédition augmentée de 1998, allant beaucoup plus loin dans la démarche, il écrit:

«Aujourd’hui, je me rends compte que la voie de la simplicité volontaire ne constitue pas seulement le meilleur chemin pour la santé de ceux qui l’empruntent, mais qu’elle est sans doute l’unique espoir pour l’avenir de l’humanité.»

«Voyez en vous-mêmes!»

La voie de la Simplicité naturelle commence par une démarche personnelle d’examen intérieur: il s’agit pour chacun de découvrir qui il est et de reconnaître ses véritables besoins.

Par le mot «besoins» il ne faut pas seulement comprendre les besoins physiques de base, mais aussi les besoins sociaux, affectifs et même - et surtout - spirituels.

Qu’est-ce qui me permet de m’épanouir pleinement, dans toutes mes Facultés? Dans un monde d’abondance, cela signifie qu’il faut choisir, non plus sous l’influence de la mode, des médias, de la publicité ou du regard des autres, mais uniquement à l’écoute de sa voix intérieure, en fonction de ses authentiques besoins.

Par définition, choisir signifie prendre quelque chose et laisser autre chose de côté. Lorsque l’on commence à choisir, l’on consomme moins; et l’on a moins besoin d’argent pour vivre. L’on peut donc moins travailler et, avec la disponibilité ainsi accrue, faire tout ce qui est essentiel à notre épanouissement: réfléchir, parler avec nos proches, manifester notre compassion, s’aimer, jouer ... et aussi répondre par soi-même à une partie de ces besoins que nous comblons de plus en plus souvent par des achats, ce qui nous rend toujours plus dépendants. En fait, cela fait partie de la dimension spirituelle de la Simplicité: le temps retrouvé, qui permet la conscience.

Prendre le temps de vivre, c’est prendre le temps de penser, c’est arrêter le temps, c’est vivre au présent. Lorsque l’on vit au pas de course, dans le stress, l’on ne voit pas passer les jours, les semaines, les mois, les années, l’on se laisse ballotter, entraîner par les circonstances et par la volonté des autres. Retrouver de la disponibilité, c’est reprendre le contrôle de sa vie, ce qui permet de véritablement se libérer, d’aller, en dehors des effets de mode, au-delà de l’information superficielle (laquelle devrait s’appeler «ex-formation»). Façonner sa vie, la vivre comme l’on veut la vivre. Et aussi ne pas demeurer spectateur mais descendre soi-même dans l’arène, autrement dit: s’engager.

Car lorsque l’on réfléchit, que l’on s’informe de ce qui se passe et que l’on ouvre les yeux, l’on ne peut pas, sans rien faire, accepter tout ce qui se passe d’affreux dans ce monde et l’on essaye alors de changer les choses. La Simplicité naturelle – ou la Simplicité «tout court» - est un bon moyen pour cela. Dans un monde fondé sur le matérialisme le plus crasseux et l’égoïsme institutionnel, c’est un refus de l’aveugle course à la consommation frénétique, c’est le cheminement vers un assouvissement minimal des besoins de base, à partir d’une information de valeur, en toute responsabilité; c’est un refus du système capitaliste mondialiste néo-libéral, lequel, en donnant livre cours à tous les égoïsmes, est en train de détruire la planète.

C’est là une démarche difficile aujourd’hui, car nous vivons dans un monde piégé, peuplé de vautours, qui cherchent à exploiter le petit peuple pour leur profit personnel:

- en s’accaparant les capacités du peuple et en les exploitant à leur profit, dans un monde du travail défini par eux;

- en manipulant les médias pour que les citoyens leur délèguent leurs pouvoirs dans le monde intensément frelaté de la politique;

- en faisant miroiter toutes sortes d’illusoires bienfaits pour que la masse des gens achète{nt} leurs produits et leurs présumés « services », ce grâce à quoi ils s’enrichissent copieusement.

La plupart des êtres humains, du fait de leur soumission à l’intellect, sont tombés dans le piège et ont, de ce fait, perdu la maîtrise de leurs vies. La Simplicité naturelle apparaît comme un Chemin fondamental pour arriver à se libérer.

Certains diront sans doute: «Peut-être, mais c’est un chemin individuel et même égoïste ». Individuel sans doute, mais pas individualiste, car la voie pour s’en sortir, même si elle part d’une démarche personnelle, aboutit très vite à la dimension collective: nous ne pouvons pas nous libérer tout seuls. Nous sommes des êtres qui ont besoin les uns des autres et nous ne pouvons constamment aller à contre-courant. Nous avons besoin de l’acceptation et même de la reconnaissance des autres, nous éprouvons, à certains moments, le besoin du soutien de notre communauté.

Pour vivre convenablement, nous avons besoin des autres et de tout ce qu’ils peuvent faire pour nous. Pour notre survie sur cette planète, nous avons besoin d’entreprendre des actions collectives porteuses de sens. Adopter la Simplicité naturelle, cela peut apporter un relatif et temporaire retrait du monde, mais cela ne sera jamais dans le but de tirer son épingle du jeu pour égoïstement jouir de la vie.

Nous ne pouvons pas spirituellement évoluer en demeurant complètement et définitivement hors du monde. Personne ne peut faire sa petite vie tout seul en se moquant du reste du monde: la pollution, les bouleversements climatiques (aussi appelés «perturbations climatiques»), la

Par Maison de L'Art de Vivre - Publié dans : L'authentique Art de Vivre
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